100 objections à un revenu de base: mémo pour les stratèges militants

Note au lecteur, à la lectrice:

 

Ce document a été créé, en anglais, par Frances Reade et Andrew Hudson lors du premier Create-a-thon sur le revenu de base, tenu à San Francisco en novembre 2015.

 

Il a été traduit, sous l’impulsion de Lenny Watson, par des participants au Créathon tenu à Montréal à l’occasion du Forum social mondial, en août 2016.

 

Merci de l’enrichir en y laissant vos commentaires (et vos corrections) dans l'original. C’est facile: surlignez le passage que vous voulez commenter (ou corriger), vous verrez un petit icone à droite du texte, cliquez pour l’ouvrir et y écrire.





Introduction

Taxonomie des arguments

Peurs et motivations

Groupes d'intérêts à prendre en considération.

Objections principales et contre-arguments

Quelques objections de niche et contre-arguments

Conclusions et recommendations

Introduction

Les gens résistent à toutes les grandes idées. Ceci est peut-être l'une des vérités absolues au sujet de la politique humaine. Plus le changement proposé est important, plus les gens vont résister. Ne vous méprenez pas: un revenu de base universel est une grande idée.

 

Le revenu de base (un RdeB) est l'idée que chaque personne devrait recevoir une somme d’argent qui prendrait en charge ses besoins de base, quels que soient ses moyens ou son parcours. C’est un revenu que tous auraient pour le simple fait d’être vivants, qu’ils travaillent ou non, ou qu’ils contribuent à la société d'une manière ou d’une autre. Qu’il s’agisse d’un montant faible ou d'une somme suffisamment élevée pour vivre confortablement, un RdeB impliquerait de ré-imaginer et de repenser les principales idées autour du travail, de la richesse, de la valeur et de l'identité.

 

Actuellement, le principal obstacle au revenu de base universel est la simple prise de conscience. La plupart des gens n’ont jamais entendu parler du concept. En conséquence, la majeure partie de nos premiers efforts devrait probablement se concentrer sur la transmission du message. Mais si nous réussissons, cette méconnaissance publique ne durera pas éternellement. Les gens finiront par découvrir le RdeB et quand ils le feront, ils auront inévitablement leur propre opinion sur ce sujet.

 

Le revenu de base est maintenant à un point où nous pouvons commencer à l’introduire progressivement dans les campagnes politiques à venir. À travers des amendements et des projets de loi, nous ne tarderons pas à faire appel aux citoyens pour voter en faveur d’un RdeB, pour influencer les politiques et demander aux gouvernements de mettre en place un revenu de base. Mais cela provoquera des rejets et des objections. Des objections instinctives comme c’est le cas lorsque des individus sont aux prises avec de nouvelles idées. Des objections stratégiques lorsque des groupes d'intérêts opposés tenteront d'influencer le public contre nous. Nous devrons les combattre. Et si nous voulons gagner, nous ferions mieux de commencer à nous préparer dès maintenant.

 

Le but de ce document est d'examiner des arguments qui seront probablement donnés contre un revenu de base universel dans les campagnes à venir. Si nous les comprenons, nous pourrons comprendre comment les contrer. Nos propres idées seront améliorées, si nous tenons compte de ces critiques rigoureuses.

 

Pensez à cela comme un «débat préparatoire». Nous avons commencé par faire un brainstorming dont voici le résultat: 100 objections potentielles à un RdeB. Nous avons étiqueté et catégorisé ces objections sur la base de leurs archétypes, de leurs motivations sous-jacentes, et des groupes susceptibles de les exprimer.

 

Voici un résumé des thèmes et des idées issues de ce travail.

Taxonomie des arguments

Les objections à un revenu de base universel sont diverses, mais ils se décomposent en trois archétypes de base:

«Nous ne devons pas...»

«Nous ne pouvons pas...»

«Nous n’y arriverons pas...»

 

Les objections «Nous ne devons pas...» sont en désaccord avec le concept même d’un RdeB. Un RdeB est une mauvaise ou tout simplement une fausse idée. Même si une politique parfaitement faisable leur avait été présentée, ces objecteurs ne voudraient pas mettre en œuvre un revenu de base. Ceci est soit parce que ces objecteurs croient qu’un RdeB est en quelque sorte immoral, contraire à l'éthique, ou injuste; ou bien parce qu'ils craignent que la vie avec un RdeB serait en quelque sorte pire que l'alternative pour tout le monde, pour un groupe spécifique, ou tout simplement pour eux. Ici, nous aurons affaire à des gens qui voudront se battre activement contre des propositions de RdeB. Lorsque le revenu de base sera soumis au vote, ils feront campagne contre nous. Nous devrons être prêts à en débattre sur le fond, sur la scène publique. Avec de bons arguments, nous pourrons gagner un peu plus de voix. La plupart seront toujours contre nous.

 

Les objections «Nous ne pouvons pas...» reconnaissent qu’un RdeB serait bénéfique en théorie, mais voient des problèmes dans la réalisation d'une telle politique. Ce sont les inquiets, les opposants défaitistes, mais il ne faut pas les rejeter négligemment. Leurs arguments soulèvent de vraies questions sur la façon dont le RdeB sera mis en œuvre et sur les effets à long terme qu’un revenu de base pourrait avoir sur l'économie et la société. Les gens qui disent “nous ne pouvons pas” sont essentiels, car ils peuvent être disposés à se joindre à notre mouvement, si nous parvenons à répondre à leurs préoccupations.

 

Les arguments «Nous n’y arriverons pas...» voient la valeur d'un revenu universel de base, et ils reconnaissent qu'une telle politique pourrait fonctionner. Cependant, ils ne croient pas que la volonté politique existe pour lutter pour ce monde meilleur ou que, si nous le faisions, nous perdrions. Ce sont les cyniques, mais ils se voient eux-mêmes probablement comme réalistes. Tout comme ceux qui disent «Nous ne pouvons pas», ceux qui disent «Nous n’y arriverons pas...» sont tous des membres potentiels de notre mouvement, si nous pouvons les convaincre. Parmi les objections que nous avons cartographiées, les plus faibles tombent dans cet archétype. À certains égards, ce groupe est le premier sur lequel nous devrions nous concentrer, car ils ont besoin de motivation plus que d’arguments, d’un sentiment d'espoir plus que de faits et de chiffres.

Peurs et motivations

Nous avons également examiné les plus profondes croyances, des hypothèses et des craintes qui peuvent motiver les objections à un RdeB. Nous pensons que toute campagne visant à promouvoir ou mettre en œuvre un RdeB devra répondre à ces doutes bien ancrés, et souvent tout à fait naturels et valables, concernant la question d’un RdeB, l'automatisation et un futur où les notions d'emploi et de travail sont bouleversées.

 

Nous vivons dans un moment où la menace de l'effondrement - économique, écologique ou sociale - est très réelle pour beaucoup de citoyens et ces craintes nourrissent de nombreuses objections à un RdeB. Certains de ces effondrements sont apparemment inévitables, d'autres existent seulement dans les émissions de radio et de télévision partisanes ou dans des fictions dystopiques. Mais personne ayant vécu ces 15 dernières années n’est étranger à l'idée que des changements et des dysfonctionnements dans les grands systèmes peuvent entraîner des effondrements avec des conséquences à la fois globales et intimes (catastrophes naturelles, crises financières, etc.). Nous, Occidentaux, sommes connaisseurs de l'effondrement. C’est pourquoi nous avons identifié la peur de l'effondrement économique et la peur de l'effondrement social comme deux motivateurs communs des objections d’un RdeB.

 

En fonction de son type de mise en œuvre, un RdeB est potentiellement une rupture radicale avec les formes capitalistes familières. Un brin de cette peur se joue dans un malaise à propos d’un RdeB en termes économiques simples: que nous n’en avons tout simplement pas les moyens et que cela va provoquer un chaos dans l’attribution des salaires et les prix des marchandises. Un autre volet est plus général: les craintes au sujet de l'effondrement du système de carottes et de bâtons du capitalisme. Les individus seraient dé-incités à «concourir», à «innover», et la classe ouvrière fuirait en masse des emplois désagréables mais cruciaux, causant peut-être un retard par rapport à d'autres pays. Ces craintes s’ajoutent à l’angoisse que nous soyons surpassés dans l'économie mondiale par les puissances étrangères, notamment la Chine.

 

Nous avons estimé que la peur de l'effondrement social suivait des lignes idéologiques. Un RdeB pourrait encourager la paresse, la poursuite de loisirs «non productifs», ou créer des bandes errantes de jeunes chômeurs, incontrôlées et déchaînées en quête de divertissement, entre autres effets indésirables. Les toxicomanes et les alcooliques seraient libres de suivre cette voie, les criminels seraient récompensés.

 

Les notions traditionnelles et conservatrices de la famille et de la structure sociale sont très liées à la croyance de la vertu du travail. Beaucoup pensent que le travail calme et enrichit l'âme, et que l'emploi nous enracine dans la structure sociale, donne un but et un sens à nos vies. Le travail, en particulier le travail rémunéré, est coeur de nos vies, la source de l'identité, et une fin en soi. La paresse est un péché et l’oisiveté est mal perçue. Que ce soit ancré dans la religion ou l'idéologie - ou un besoin pour justifier le temps que nous passons sur les tâches inconfortables ou difficiles - une croyance en la vertu du travail sous-tend la plupart des objections les plus virulentes contre le RdeB .

 

C’est particulièrement vrai de l'idéal du père de famille faisant autorité comme la cheville ouvrière de la société. Lorsque les femmes et les enfants, chacun avec un RdeB, sont plus nombreux que le père, l'équilibre des forces pourrait changer précipitamment. Le «travail des femmes» pourrait exister sur un plan d'égalité. Les gens perdraient leur incitation à mettre en commun des ressources et à former des familles nucléaires, et les femmes seraient plus libres de quitter un mariage ou d’avoir des enfants hors-mariage. Même les enfants pourraient avoir plus de pouvoir sur leurs parents et les aînés selon la façon dont un RdeB leur serait distribué.

Ces dernières craintes se produisent à la fois par l'anxiété à propos de l'effondrement social et par les soucis plus intimes sur une perte personnelle d'identité, de rôle, d’idéal, ou de valeurs. Le néolibéralisme a lié nos identités personnelles à notre travail, à travers des idées sur la primauté et l'indépendance de l'individu, sur le pouvoir de l'individu de contrôler son succès sur le marché de l'emploi, et sur l'idéal de la classe moyenne de trouver l'accomplissement et le bonheur par l’amour de son travail. L'éthique du travail a donné une justification morale au travail difficile et au travail comme vocation. Aussi, en présentant un monde où emploi et travail ne sont plus synonymes et où la carrière n’est plus nécessairement une caractéristique personnelle, un RdeB menacerait nos identités fragiles qui fondent sur le travail notre droit moral à l'épanouissement (sinon à une place au paradis).

 

Ce type de dissonance cognitive peut encourager la poursuite d’une carrière difficile comme si c’était une forme de rite de passage, comme le membre d’une fraternité qui, soumis à des épreuves, en viendra à croire que c’était bon pour lui. Cela mène aussi à croire qu'il serait bon que de nouveaux initiés passent par le même processus. Si, par nécessité, une personne persiste dans un travail qu’elle déteste, sans protester ou sans demander de compensation, elle doit croire que c’est bon pour elle, et que ce serait bon pour les autres aussi. Pour cette personnes, défendre l’idée d’un revenu de base pourrait être perçu comme une attaque à son identité.

 

Paradoxalement, le caractère universel d’un RdeB peut être considéré comme injuste sous divers angles. Certains peuvent dire: «je ne veux pas que de l’argent soit redistribué à des gens paresseux qui ne travaillent pas aussi dur que moi», tandis que d'autres vont dire: «je ne veux pas donner à des gens qui ont déjà plus que moi». La complexité s'accroît lorsque nous proposons les mêmes avantages aux criminels, aux toxicomanes et aux fainéants, qu’aux vertueux, créatifs et travailleurs. Pour ceux qui sont partis de rien pour réussir dans la vie (ou qui croient qu'ils réussiront un jour), il peut être offensant de voir d’autres personnes accéder à un confort financier sans avoir trimé à la sueur de leur front. Nous voyons aussi l'appel à l'équité dans les objections possibles de la part de la gauche, puisqu’un RdeB pourrait facilement contourner les campagnes d’aide aux groupes marginalisés.

 

Les motivations d'une injustice liée à l’idée du mérite, se combinent avec une méfiance des autres, qui peuvent ne pas être en mesure de gérer leurs revenus de manière appropriée sans un appareil d'État paternaliste (une critique potentielle de la gauche). À droite, nous devons affronter les vieux préjugés liés à l’idée d’assistanat. Ces objections peuvent s’appuyer sur les angoisses des racistes et des xénophobes, qui n'aiment pas l'idée qu’un RdeB pourrait donner aux groupes qu'ils craignent ou méprisent.

 

En plus de se soucier que d'autres puissent trouver un confort et une sécurité qu'ils ne méritent pas, nous voyons aussi des préoccupations liées à la crainte de perdre le confort et la sécurité, que j’ai déjà. Beaucoup d'entre nous sont conscients que notre confort repose sur la souffrance des autres, à savoir sur le travail précaire ou difficile que les travailleurs exploités seraient libres de quitter avec un RdeB. Nous craignons également que nos salaires ou notre pouvoir d'achat vont baisser, ou que notre mode de vie va changer. Peut-être un monde avec un RdeB n’aurait pas besoin de tous les services que je fournis, et je perdrais la carrière que j'ai construite. Si je suis riche, peut-être que je verrai mes impôts augmenter, ou peut-être que le mécanisme de financement d’un programme de revenu de base sapera ma prospérité.

 

Certains vont opposer un RdeB pour des raisons essentiellement idéologiques et politiques. Un RdeB représenterait une victoire par une faction adverse ou porterait atteinte à la puissance de leur groupe d'intérêt. Ou un RdeB marcherait hors des sentiers qu'ils envisagent pour l'humanité, que ce soit vers une certaine prospérité future, ou vers un certain âge d'or passé, ou vers une révolution promise. Certains voient le revenu universel comme une atteinte à la méritocratie, ou au libre-marché, ou à la liberté elle-même. Nous voyons cela en grande partie chez la droite, où les conservateurs sont réticents à augmenter l'impact du gouvernement, à perturber la structure sociale traditionnelle et à donner librement de l’argent à des étrangers et des dilettantes. Mais la gauche a ses propres oppositions idéologiques aussi, en particulier lorsque les marxistes font valoir la théorie de la valeur travail. Toutes ces objections peuvent être certaines des objections les plus difficiles à dissiper, car elles découlent de croyances profondément ancrées sur la nature humaine.

 

D'autres peuvent faire valoir que, malgré ses nobles objectifs, un RdeB ne règlera pas les problèmes qu'il vise à résoudre. Le système ne fonctionne pas, la pauvreté et l'inégalité continuera parce que le revenu de base ne traite pas ces problèmes aussi efficacement que les programmes sociaux plus ciblés. De cette façon, un RdeB serait une mauvaise utilisation du temps et des ressources qui pourraient être mieux dépensés à résoudre la crise climatique, la crise du logement, la crise de la dette. Ou même: peut-être que le remède est pire que la maladie, et qu’un monde sans pauvreté révélerait un certain point crucial de la nature, un nouveau monde humain terrible qui pervertirait les bases de l'individualité ou de la décence. Cette peur de l'inconnu est peut-être la raison la plus généralisée pour résister à un projet de RdeB.

 

Groupes d'intérêts à prendre en considération

Ces craintes et motivations n'existent pas dans l'éther. Ils se fusionnent autour de groupes politiques spécifiques: les deux factions idéologiques et les classes démographiques. Ci-dessous, nous examinons certains des principaux groupes susceptibles de soulever des objections à un RdeB, et comment nous pouvons les approcher pour les amener de notre côté.

Conservateurs et traditionalistes

 

Nous imaginons que ce groupe est surtout motivé par la nostalgie d'un  passé (imaginaire) où les rôles sociaux étaient clairs et hiérarchiques, le travail, abondant et important (pour les hommes), et le capitalisme, incontesté. Un RdeB menace ce groupe en promettant une plus grande liberté pour les femmes et pour des groupes marginaux qui menacent de perturber l'ordre social: les bohèmes, les radicaux, la communauté LGBT et les pauvres.

 

Les contre-arguments à ce groupe devrait être apaisants et indulgents, mettre l'accent sur les façons pour un RdeB d’offrir un répit aux familles mono-parentales surmenées et financièrement stressées, d’offrir à tous une alternative à la vie trépidante, la possibilité de poursuivre des rêves personnels, des loisirs enrichissants...

 

Les capitalistes, les néolibéraux, les libertariens

 

Ces groupes représentent un éventail de personnes qui soutiennent l'ordre économique actuel, que ce soit parce qu'elles croient aux bienfaits du libre-marché et d’un gouvernement minimaliste ou parce qu'elles sont elles-mêmes bénéficiaires du capitalisme mondial.  Les premières vont résister à ce qu'elles considèrent comme un État-Providence menaçant l'individualisme. Les dernières craignent qu’un changement les déloge de leurs positions de ploutocrates. Les néolibéraux sont un cas particulièrement délicat, parce que leur zèle en faveur du marché est tel qu'ils croient que le capitalisme devrait réformer l'humanité, et non l'inverse.

 

Certains capitalistes peuvent être gagnés si nous pouvons les convaincre qu’un RdeB ouvrira de nouveaux marchés pour leurs produits et calmera une population hostile au 1%. Les néolibéraux se soucient aussi de l'ouverture des marchés (tous les marchés!) et peuvent être convaincus de faire des concessions à un changement qui ne menace pas les mécanismes de base du capitalisme. Les libertariens devraient être abordés par les façons dont un RdeB peut démonter les bureaucraties maladroites et conférer à l'individu la possibilité de poursuivre des objectifs personnels et des rêves d'innovation et de succès. Fournir des informations sur les preuves de plus en plus nombreuses que les programmes d’un RdeB donnent aux individus un plancher économique sur lequel démarrer des entreprises et d'autres initiatives entrepreneuriales peut ouvrir certains esprits. Enfin, ces groupes peuvent quand même être une noix dure à casser.

 

Techno-libertariens

 

Une grande partie de l’activité autour du revenu de base a été générée à l'intérieur des cercles technologiques. Ce groupe est principalement animé par un désir de liberté et une vision d'un avenir de haute technologie exaltant, et cette idéologie a le potentiel d'entrer en conflit avec des groupes de la gauche qui approchent le RdeB avec un désir d'égalité. Une ligne de faille naturelle dont nous voyons déjà le développement se dessiner est l’idée de savoir si un RdeB doit être privé (socio-financement, chaîne de block, payés par les entreprises ou par la philanthropie) ou public (et donc empêtré dans une bureaucratie gouvernementale détestée).

 

Comme la gauche, il reste à voir si techno-libertariens seront prêts à former des coalitions et des compromis avec d'autres partisans d’un RdeB, surtout à gauche. Historiquement, ce groupe est connu pour faire des propositions impétueuses qui ne sont pas toujours bien reçues en dehors des cercles de l'industrie tech.

Les syndicats

Le mouvement ouvrier se bat traditionnellement pour un meilleur niveau de vie et pour les droits collectifs contre les capitalistes. Avec l'adhésion érodée en raison de facteurs divers, ils cherchent à faire en sorte que les membres continuent de tirer un avantage de rester dans une unité de négociation. Certains dans le mouvement syndical pourrait s’objecter à un RdeB car une victoire sur ce front serait au bénéfice aussi bien de ceux qui ne paient pas de cotisations que de leurs membres - le soi-disant problème du "Free Rider" (du passager clandestin).

 

Pourtant, un appel aux syndicats pourrait être très important pour faire avancer un RdeB. Très peu de dirigeants syndicaux connaissent bien le sujet, car ils sont actuellement très impliqués dans les efforts pour gagner un salaire horaire minimum de 15$ pour niveler le terrain de jeu pour les familles qui travaillent. S’ils étaient convaincus et engagés, ils pourraient prêter du personnel et des ressources à cette cause de justice sociale.

 

Les écologistes

 

Le mouvement de plafonnement et d'échange du marché du carbone a permis une percée du mouvement de RdeB dans la pensée législative. Les partisans-écologistes proposent de distribuer les recettes fiscales de la pollution aux individus, mais cette idée est controversée dans le mouvement environnemental plus large. Certains allèguent que les revenus de la pollution devraient aller aux efforts d'atténuation du changement climatique, à savoir l'expansion de l'énergie propre, du stockage et du transport propres, etc. Beaucoup plaident aussi en faveur d’investissements d'adaptation à long terme (digues, restauration des berges, capture d'inondation, etc.). D'autres soutiennent que ces fonds devraient aider les collectivités touchées de manière disproportionnée par la pollution. Les défenseurs du plafonnement et de l'échange tentent de créer une dynamique pour un dividende permanent, dans le style de celui de l’Alaska ou de la Norvège, qui servirait de RdeB.

 

Faire appel aux écologistes signifie accepter que la réduction de la pollution est une priorité, reconnaissant que nos choix à court et moyen termes de moyens de transport et d'énergie propres sont importants pour la réduction des émissions de carbone à long terme. Mais c’est aussi faire valoir que les individus prennent de mauvaises décisions liées au climat quand ils n’ont pas d'argent. Nous avons besoin d'un changement à long terme de mentalité où les écologistes (et d'autres) acceptent que nous devrions tous avoir droit à une part des ressources et des revenus générés par l'exploitation ou l'amélioration de notre environnement.

 

Nous pouvons également signaler aux écologistes comment le soutien aux programmes de  plafonnement et d'échange peut résoudre un problème d'image du mouvement écologiste. Les écologistes sont souvent caricaturés comme des gens de la classe moyenne, des libéraux blancs qui veulent préserver l'environnement pour avoir de jolis endroits où prendre des vacances, mais qui ne se soucient pas de la souffrance où l’austérité place les pauvres. Les programmes de plafonnement et de dividendes peuvent unir les écologistes avec les gauchistes économiques, montrant un moyen de nettoyer l'environnement d'une manière qui aide directement les classes pauvres et les travailleurs.

 

Les groupes marginalisés

 

Les groupes minoritaires peuvent se méfier de l’universalité d’un RdeB, qui ne tient pas compte des inégalités historiques et structurelles. Comme les progressistes, ils peuvent voir le revenu universel comme un moyen caché de démanteler de programmes dont profitent leurs groupes spécifiquement. Ils peuvent voir un RdeB comme une solution qui ne résout pas les problèmes les plus urgents, tels que le logement distinct ou une éducation abordable.

 

Quand on aborde ces groupes, il est préférable de ne pas insister. Ils ont de graves préoccupations au sujet de problèmes très réels qu’un RdeB ne réglera pas. Au lieu de cela, nous devons travailler à rendre transversal le mouvement du revenu de base, à le rendre plus diversifié, plus connecté avec une variété de militants. Toutes nos luttes sont liées ensemble.

 

Les marxistes, les anarchistes, et les autres radicaux

 

Le RdeB est une proposition radicale, mais ça demeure une proposition de réforme et de maintien du système économique existant. Pour ceux qui espèrent voir arriver une utopie communiste, le socialisme strict, le renversement de l'État, ou une autre rupture révolutionnaire avec l'ordre capitaliste, le RdeB peut sembler être un bandage sur une blessure à un membre qu’il vaudrait mieux amputer. Les militants marxistes peuvent également avoir des objections théoriques, en particulier autour de la valeur travail ou de la vitalité d’une économie axée sur l’automatisation.

 

Pour les marxistes, un débat direct autour de la théorie critique pourrait être la meilleure approche. Pour les anarchistes, peindre une vision d’une société où l’on est libre de quitter les «emplois de merde» (bullshit jobs), libérant ainsi des énergies mieux canalisées au sein de la population. En général les défenseurs d’un RdeB devraient prendre les idées des radicaux au sérieux et éclairer les façons dont un revenu universel peut être un tremplin pour sortir de l’emprise du capitalisme.

 

Les modérés et la classe moyenne

 

Pour ceux qui ont une position confortable dans le statu quo, mais une position qu’ils sentent fragile, tout changement majeur peut être effrayant. Contrairement aux capitalistes riches, qui savent qu’ils vont être en bonne position quoiqu’il arrive, la classe moyenne peut craindre que des changements dans l'ordre économique opérés par un RdeB les laisseraient dans une situation pire. Les modérés, pour leur part, craignent toute proposition radicale. Les deux sont sensibles à la panique morale que chercheront à créer ceux qui ont une opposition plus idéologique: les capitalistes, les racistes, xénophobes, etc.

 

Les contre-arguments pour ces groupes devraient se concentrer sur le bon sens d’un RdeB, sur l’assurance de stabilité financière pour eux et leurs familles, et sur le côté incrémental de sa mise en œuvre.

Les objections principales et les contre-arguments

Bien qu’il y ait des dizaines de saveurs étranges et parfois insipides d'opposition au revenu de base universel, quelques objections reviennent encore et encore. Ci-dessous, nous les nommons, et nous commençons à les contrer. Ces contre-arguments ne sont pas les seules stratégies qui pourraient être utilisées pour gagner les objecteurs, mais nous espérons qu'ils jettent les bases d'une campagne rigoureuse.

 

Sans emploi, les gens vont être paresseux

 

Un objectif majeur du revenu de base est d'éliminer le piège de l’assistance sociale en payant les gens, qu'ils travaillent ou non. La plupart des gagnants de la loterie travaillent. La plupart des gens avec des fonds en fiducie travaillent. Une tentative de revenu de base pour les familles dans la pauvreté aux États-Unis dans les années 60 et 70 montrent une réduction de 14% de l’emploi. Cependant, la plus grande partie de cette réduction provenait d’adolescents qui ont cessé de travailler et de deuxièmes travailleurs d’un ménage qui choisissaient de rester au foyer. Ces réductions étaient probablement responsables des gains extraordinaires en éducation et en santé produits par le revenu de base. Certains travailleurs avec deux emplois en laissaient un et les chômeurs avaient plus de temps pour trouver du travail afin de trouver un emploi mieux payé et plus adaptés à leurs compétences. Pas un seul cas a été trouvé d'un travailleur qui ait quitté tous ses emplois pour vivre exclusivement du revenu de base.

 

En fait, en moyenne, les travailleurs dans les familles bénéficiaires travaillaient toujours plus à temps plein. D'autres expériences récentes de transferts monétaires dans les pays où l’on trouve une pauvreté extrême, comme l'Ouganda, ont montré des augmentations dans le travail, parce que des gens sans emploi ont utilisé l'argent pour démarrer leur propre entreprise. Il semble que presque tous les gens veulent passer beaucoup de temps engagés dans le travail productif et une quantité importante de temps à des activités de loisirs, et ils vont utiliser tout l'argent qu'ils ont pour atteindre cet équilibre.

Les gens ne vont-ils pas dépenser cet argent pour de l’alcool, des médicaments, des prostituées, etc.?

 

Réponse conflictuelle: «Peut-être, mais c’est leur argent! Voudriez-vous, vous, que tout le monde vous dise quoi faire avec votre argent?»

 

Réaction probable: «Mais c’est mon argent qu’ils dépensent, l'argent de mes impôts!»

 

Sauf si vous gagnez beaucoup plus que le revenu médian, vous serez probablement un bénéficiaire net du revenu de base. Les impôts que vous payez sont vos frais pour les prestations du gouvernement, telles que les infrastructures, la protection de votre vie et de votre propriété, et l'utilisation des structures juridiques qui garantissent le respect de vos contrats. Votre revenu de base fait partie de votre dividende personnel en tant que co-propriétaire du bien commun.

 

La réponse libertaire est: il n'y a aucune preuve que le gouvernement peut gérer la vie des gens mieux qu'ils peuvent faire eux-mêmes. L’État peut aider les gens à prendre de meilleures décisions en les éduquant et en leur fournissant des ressources. Mais quand le gouvernement impose des règles, impose de la paperasserie et prend des mesures coercitives contre les personnes, le stress qu’il provoque décourage l'amélioration personnelle. Les expériences de transferts directs en espèces aux pauvres montrent qu'ils trouvent souvent des choses utiles et responsables à faire avec l'argent auxquelles les experts n’en pensaient pas. Enfin, la sanction de retirer l’aide est contre-productive. Devenir sans-abri n’incite presque jamais les toxicomanes à renoncer à la drogue, les adolescents à étudier plus, ou les obèses à acheter des aliments plus nutritifs.

Mais les gens auront plus d'enfants juste pour obtenir plus d’argent d’un RdeB

 

En fait, il y a beaucoup d'opinions différentes de savoir s’il est souhaitable que les enfants reçoivent eux aussi un revenu de base. Certains disent oui, certains disent non, certains pensent que les enfants devraient obtenir un revenu de base plus petit, et certains pensent que les enfants devraient obtenir un revenu de base complet mais que la totalité ou une partie de celui-ci devrait être placé en fiducie jusqu'à ce qu'ils soient adultes. En fait, certaines juridictions fournissent déjà de petits revenus de base aux enfants, même si elles ne les fournissent pas aux adultes, par des allocations ou des crédits d'impôt pour enfants. La raison la plus souvent invoquée pour dire que les enfants ne devraient pas recevoir un même revenu de base que les adultes est que cela encouragerait les gens pauvres d'avoir des enfants qui seront dépendants de l'État, mais il y a peu de soutien pour cela. Les adultes ayant un revenu de base ne seront pas pauvres, et le taux de natalité diminue à mesure que les revenus augmentent. Pour quelqu'un qui n’est pas déjà dans la pauvreté, il est peu probable que le revenu de base serait assez grand pour que le fait d’avoir un enfant soit une décision intelligente financièrement. Mais quelle que soit votre opinion sur ce sujet, rappelez-vous que les enfants sont pleinement humains, de sorte que tout écart par rapport à ce que les adultes reçoivent doit répondre de façon convaincante à la question: «Pourquoi pas?»

 

N’est-ce pas le communisme ou le socialisme? N’est-ce pas une redistribution de la richesse?

 

En fait, Milton Friedman et Friedrich Hayek, deux des trois économistes libertaires les plus importants de l'histoire, étaient favorables à un revenu de base. Par ailleurs, la personne la plus célèbre qui ait déclaré que ceux qui ne travaillent pas ne devraient pas manger est Vladimir Lénine. Donc, dans ce débat, le défenseur d’un RdeB suit les mots de Milton Friedman, et le sceptique de RdeB est plus aligné avec Vladimir Lénine.

 

Voilà la réponse sarcastique. La réponse sérieuse est qu'une garantie de revenu de base est compatible avec le capitalisme, le socialisme ou le communisme et que c’est un faux débat.

 

Avec un revenu de base, personne ne ferait les emplois sales, mais nécessaires au bon fonctionnement de la société

 

C'est une objection pas mal aristocratique! Comment allons-nous trouver la main-d'œuvre pas chère pour faire le travail désagréable que nous voulons voir fait, mais que nous ne voulons pas faire nous-mêmes, si nous ne pouvons pas affamer certaines personnes sans importance qui, autrement, refuseraient de les faire pour nous? Cette question est l'équivalent de la question d'un sénateur démocrate de l'État de Californie dans les années 1970 qui a demandé à un groupe de féministes qui déposaient une pétition pour la suppression de l'exemption de viol conjugal: «Mais si vous ne pouvez pas violer votre femme, qui pourrez-vous violer?» Ou celle des propriétaires de plantations à la fin du système d’esclavage qui exigeaient de savoir qui allait récolter leur coton. L'incitation à faire des travaux rébarbatifs devra venir du marché libre. Si vous pouvez offrir assez d'argent, vous pourriez probablement obtenir que Warren Buffet nettoie votre toilette.

 

Note: La seule façon de répondre à cette objection est peut-être de dire qu'il est méprisable de se demander qui va récolter votre coton, sinon des esclaves, ou qui un homme peut violer, sinon sa femme, ou qui va nettoyer les toilettes, si ce n’est des gens qui, autrement, mourraient de faim; et de la traiter avec le mépris qu'elle mérite.  

 

Pourquoi devrions-nous donner de l'argent à des gens riches?

 

L’impôt rétablirait les choses: Bill Gates payerait beaucoup plus que ce qu'il ne recevrait. Les conditions qu’on impose pour avoir droit à l’assistance sociale mettent les plus démunis au ban de la société; elles les emprisonnent dans la pauvreté. Traiter tous les citoyens de la même façon, c’est reconnaître que le revenu de base est un droit humain devant lequel nous sommes tous égaux. Et puis, l’universalité inconditionnelle est beaucoup moins coûteuse à gérer.

 

Traduction Google non corrigée à partir d’ici.

 

Les employeurs vont réduire les salaires

 

Substitution des salaires d'un revenu de base devrait se produit au plus bas salaires de subsistance. Parce que personne ne va pas travailler pour moins que ce qu'ils ont besoin pour vivre, l'offre tombe à ce moment-là. Donner ces personnes autres revenus réguliers qui ne suffit pas à vivre réduire ce dont ils ont besoin pour vivre des employeurs. Ceci est la raison pour laquelle un salaire minimum sera encore nécessaire jusqu'à ce que nous avons un revenu de base qui est plus élevé que ce que les gens ont besoin pour vivre. Cependant, un effet de substitution des salaires ne devrait pas se produire une fois qu'il ya un revenu de base au dessus du niveau de subsistance, puisque les bénéficiaires seraient habilités à quitter des emplois où ils ne croyaient pas qu'ils étaient payés adéquatement.

 

Il devrait y avoir aucun effet de substitution des salaires sur les travailleurs qualifiés. Tout le monde fait sur le niveau de subsistance est d'être payé basé sur l'offre et la demande pour leurs compétences spécifiques. Il y a beaucoup de gens prêts à faire le travail d'une infirmière pour beaucoup moins que les infirmières font, mais ils ne peuvent pas parce qu'ils ne possèdent pas les compétences. Au niveau de subsistance, la “offre” dans la courbe de travaille de l'offre et la demande est l’offre des corps. Au-dessus de subsistance, la “offre” est l'offre de compétences. Un RdeB à moins que le niveau de subsistance peut permettre à des corps à fournir moins, mais aucun revenu de base sera modifier directement l'offre de compétences.

 

C’est juste une autre idée gauchiste qui ne se produira jamais

 

Aujourd'hui, il peut sembler un revenu de base ne pourrait jamais être pris au sérieux par les politiciens traditionnels et il est difficile de se rappeler à quel point l'idée de frange lunatique mariage homosexuel était il y a une génération. Mais avec toute l'histoire humaine contre elle, les militants ont déplacé le zeitgeist en faveur du mariage de même sexe dans une seule génération. Avec un travail acharné, les abolitionnistes de la pauvreté devraient être en mesure de faire avancer l'opinion publique.

Et nous faisons des progrès. En 2014, l'idée d'un revenu de base a reçu une attention et un soutien plus médiatique des dirigeants politiques du monde entier qu'à tout moment au cours des 30 dernières années. Et comme la crise à croissance lente du chômage technologique exige l'attention des dirigeants politiques, le revenu de base sera discutée plus en plus ouvertement comme la seule solution pratique.

Est-ce que je crois vraiment qu'il ya une chance raisonnable d'un revenu de base en cours d'adoption a la France au cours des cinq prochaines années? Malheureusement non. Mais avec beaucoup de travail, l'adoption a la France en 20 ans est la certitude possible. Et même si cela prend 50 ans pour abolir la pauvreté, ce ne serait pas la peine?

Quelques objections de niche et les contre-arguments

Ci-dessous sont des exemples de réponses possibles à certaines des objections potentielles moins communes à un RdeB.

 

Un RdeB va provoquer un retour des femmes aux tâches ménagères, effaçant les gains du féminisme dans la sphère professionnelle

 

Le revenu de base va résoudre beaucoup de problèmes, mais il n'y a pas de panacée. Il est vrai que les femmes sont généralement les partenaires attendus pour élever les enfants et de garder la maison, et il est possible que, avec un revenu de base, les femmes dans les familles moins aisées sont plus susceptibles de rester à la maison et d'être au foyer, car ils seront en mesure de payer faire cela. En fait, c'est-ce qui est arrivé dans les expériences fiscales négatives menées aux États-Unis dans les années 60 et 70.

 

Certes, nous devons soutenir les mouvements sociaux qui visent à modifier ces attentes de genre. Mais force les femmes pauvres à travailler dans des cafés ou Walmart sous la menace que leurs familles peuvent autrement mourir de faim la réponse? Est-ce le cas que les hommes partagent généralement dans la garde des enfants et des tâches ménagères lorsque leurs épouses travaillent? Les gains spectaculaires en matière de santé et de l'éducation au sein des familles dans les expériences NIT suggèrent que le travail domestique nécessaire que les femmes exécutées quand ils ont quitté le travail était tout simplement pas se faire par une personne lorsque les femmes travaillaient. Et le fait que ces pauvres femmes avaient un emploi à quitter en premier lieu avant que les femmes prétendument entrés dans la population active à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt illustre le fait que les femmes pauvres en Amérique ont toujours travaillé pour que leurs familles puissent survivre et qui n'a rien fait pour aider les ambitions des femmes de la classe moyenne qui devaient rester à la maison.

Voulez-vous mener une croisade pour encourager les hommes à faire leur part des tâches ménagères? S'il vous plaît le faire, il est temps. Mais ne pas utiliser la famine pour forcer les femmes pauvres en emplois merdiques. Il n'a jamais aidé la cause du féminisme dans le passé, et il n'y a aucune raison de penser qu'il va faire à l'avenir.

 

Le RdeB va devenir inabordable en raison de la pression politique pour augmenter les paiements chaque année

 

Les seniors voter en grand nombre, mais la sécurité sociale n'a pas augmenté à des niveaux insoutenables, et nous avons actuellement des taux beaucoup plus bas qu’avant. La vérité est que même avec un revenu de base, les gens auront toujours être des citoyens responsables et non pas l'élever à des niveaux insoutenables, et les riches auront toujours une possibilité disproportionnée à influencer les législateurs à garder leur argent. Le revenu de base peut bien élever au-dessus du niveau de subsistance, mais si elle dépasse un niveau durable, qui devra être corrigée par le processus politique, tout comme maintenant le processus politique doit se corriger quand la concentration de la richesse provoque une récession en raison du manque d’une demande suffisante.

 

Qu'en est-il des personnes avec des besoins plus coûteux? RdeB favorise les valides

 

L'idée communiste “à chacun selon ses besoins” est condescendante en théorie et dégradant dans la pratique. Actuellement a la France, les prestations d'invalidité sont pour les besoins de survie de ceux qui ne peuvent pas travailler. Ils ne sont pas destinés à compenser la gravité de votre vie est avec un handicap, et le montant que vous recevez ne sont pas déterminées par ce type de handicap, il est ou même à quel point il est, tant qu'il est assez mauvais que vous ne pouvez pas travailler. Comment pourrait-il en être autrement? Si une personne aveugle obtenir plus ou moins d'un paraplégique? Si une personne alitée de la douleur de six heures par jour obtenir deux fois plus que une personne alités trois heures par jour? Comment prouver-vous? Comment pouvez-vous juger qui est "assez handicapés," et comment comparez-vous un handicap contre un autre?

 

Actuellement, le processus de demande d'invalidité est long, ardu, arbitraire, humiliante et démoralisante. Nous pensons que nous pouvons facilement dire qui a vraiment besoin de notre aide, quand la vérité est que beaucoup - mais certainement pas tous - les personnes handicapées traditionnelles et évidentes, comme la cécité, la surdité, et être confiné à un fauteuil roulant à mener une vie plus facile et plus satisfaisante que beaucoup de gens avec un handicap invisible, comme la dépression, la fibromyalgie ou la fatigue chronique. Nous forçons les gens qui ne peuvent pas travailler à convaincre les juges sceptiques sur la façon pitoyable de leur vie, puis nous les étiqueter comme étant soit des fraudes paresseux ou de fardeaux inutiles. Vous ne pouvez pas savoir la vie d'une autre personne. Pour quelqu'un prouver qu'ils sont handicapés est de les faire se convaincre qu'ils ont aucun espoir.L'assurance maladie devrait inclure de payer pour des éléments spécifiques qui sont nécessaires pour un handicap spécifique, comme un fauteuil roulant motorisé pour quelqu'un avec des services de neuropathie ou para-transit sévères pour les personnes ayant des crises d'épilepsie qui le rendent dangereux de conduire. Mais pour nos frais de subsistance de base, nous méritons tous les aussi, et personne ne devrait être obligé de le prouver.

 

Un RdeB causerait de l'inflation et jetterait l'économie dans le chaos

 

Il serait si nous avons juste imprimé l'argent et la donné toute à fait. Mais tant que nous payons pour un RBD par les impôts, la masse monétaire resterait stable et il ne serait pas différent que si tout le monde a plus d'argent de travail. Alaska a un petit revenu de base et il n'y a aucune preuve que cela a une incidence sur leur taux d'inflation, ni de preuves que les prix augmentent lorsque le salaire minimum est élevé. Il y a un potentiel pour un revenu de base pour provoquer une hausse du prix des immobilisations telles que la terre, mais c’est le même si ce qui se passerait si tout le monde a gagné plus d'argent sur les salaires et les gains peuvent être repris par les impôts fonciers.

 

Aussi c'est tout simplement pas ce que nous voyons à la suite des tests. Immédiatement après la mise en œuvre, dans certains domaines, vous voyez un pic dans inflation, mais qui vient avec une augmentation de l’offre. Les inondations du marché avec des gens qui veulent bénéficier de prix plus élevés, et bientôt l'offre l'emporte sur la demande entraînant des prix pour revenir à la normale dans tout système non pris en charge par des monopoles. Une exception pourrait être le logement où il y aura besoin d'être des contrôles appropriés en place pour empêcher les propriétaires de soulever le loyer à des niveaux déraisonnables.

Conclusions et recommendations

Cette note, et la liste des 100 objections possibles, a été réfléchi en un jour. Il sera nécessaire de recueillir des données plus fermes grâce à des enquêtes, des groupes de discussion et ethnographies. Nous sommes convaincus que le principal obstacle à une conversation nationale sur un RdeB est en ce moment son inexpérience, et si le concept peut être introduit avec une sensibilité aux préoccupations idiosyncrasiques des différents groupes d'intérêt, nous pensons que ça ira bien.

 

Dans notre taxonomie des archétypes et de notre dissection des craintes, des motivations et des groupes d'intérêt, nous voyons un large éventail d'alliés potentiels avec des préoccupations spécifiques qui peuvent être traitées au moyen de données et de messagerie sur mesure. Nous espérons que ce document et la feuille de calcul, il accompagne sera un outil de réflexion utile pour ceux qui sont engagés dans des campagnes pour faire connaître ou mettre en œuvre un RdeB.

 

Ce projet a été lancé comme "la recherche de l'opposition," un terme évocateur mais trompeur. Et en effet, il y aura une opposition. Si le revenu de base universelle jamais fait une poussée sur la scène nationale ou internationale, il sera probablement faire face à un noyau de détracteurs virulents, financé par le grand argent des intérêts bien établis. Tel a été le cas avec tous les mouvements sociaux et la réforme économique en France depuis plus de deux siècles.

Ce ne sera pas facile; il n'a jamais été va être. Nous allons calomniés. Nous allons faire des ennemis. Mais l'opposition est pas unie. Certains nous allons gagner. Certains nous allons nous battre. Si nous les connaissons, nous pouvons gagner.

 
 
 
 
 
 
  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • LinkedIn Social Icon

© 2017 par Pierre Madden cell: 514 238-0044